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La classe politique française soumise à Israël : Un État dans l’État

Sarkozy au CRIF : « Israël, c’est un miracle »

Lors du dîner du Crif, le 8 février, Nicolas Sarkozy a crié son amour d’Israël : « Israël, c’est un miracle« , a-t-il répété à plusieurs reprises. Il a tenu à rassurer les Israéliens en promettant : « Jamais la France ne reconnaîtra unilatéralement et sans conditions l’Etat palestinien« . Le président de la République française (je le précise) a assuré Israël de son soutien lors d’un éventuel conflit armé avec l’Iran de Mahmoud Ahmadinejad. « Toute mon histoire, ça a été d’être proche d’Israël« , a-t-il insisté.

Nicolas Sarkozy a aussi révisé l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale : selon lui, la France et l’Allemagne ont eu « l’idée folle de la Shoah« … Vous avez bien entendu : la France, avec l’Allemagne, a eu l’idée d’exterminer les juifs d’Europe ! C’est un scoop ! Souvenez-vous : en 2007, celui qui n’était pas encore chef de l’Etat avait tenu un discours très différent : « La France n’a jamais exterminé un peuple, la France n’a pas inventé la Solution finale, la France n’a pas commis de crime contre l’humanité, la France n’a pas commis de génocide…« 

Diantre ! Mais que s’est-il passé en cinq ans pour que la France soit désormais co-responsable, à égalité avec l’Allemagne nazie, de la Shoah ? Peut-être est-ce une question de public : en 2007, Sarkozy s’adressait à un parterre de militants qu’il fallait galvaniser. Il fallait montrer les muscles. Il fallait être fier. Pas de repentance ! Mais en 2012, il parle devant le Crif, sorte d’ambassade israélienne en France, et là Sarko se repent et abaisse la France.

Voici le discours de Nicolas Sarkozy dans son intégralité. Le passage sur la France et l’Allemagne co-responsables de la Shoah se situe à la 7e minute :

Tout le gouvernement, et même toute la classe politique française s’était donnée rendez-vous au dîner du Crif, ce raout incontournable pour qui veut sérieusement briguer le pouvoir en France, à l’exception de François Bayrou, Nicolas Dupont-Aignan, et bien sûr les extrêmes (FN, Front de gauche et Verts), boycottés par le Crif pour leur hostilité à l’égard d’Israël. Le journaliste de Public Sénat, qui a une curieuse conception de la République, répète à plusieurs reprises que le dîner du Crif est un « dîner républicain« … alors qu’il s’agit, faut-il le rappeler, d’un dîner communautariste.

Allez, pour le plaisir, réécoutons ces belles archives qui nous montrent un lieutenant de François Hollande (l’homme qui a promis au Crif une grande « sévérité à l’égard des actes antisémites et antisionistes« ) et plusieurs proches de Nicolas Sarkozy dire leur attachement indéfectible et même éternel à Israël… en espérant qu’ils aient au moins le même pour leur pays :

Manuel Valls : « Je suis lié de manière éternelle à Israël » http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=NIfwf19L4lg

Claude Goasguen : « Nous serons les alliés indéfectibles d’Israël, nous défendrons Israël jusqu’au bout, c’est notre destinée, à nous de la république de France« 

Eric Raoult : « Pour moi, Israël, c’est plus important que les retraites »

Enfin, Claude Guéant, à Marseille (France), entre deux drapeaux israéliens :

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Sarkozy a dilapidé l’or de la France

Classement des réserves d’or par pays

En 2004, Nicolas Sarkozy alors ministre des Finances demande à la Banque de France de « gérer plus activement ses réserves de change ». La France a vendu 600 tonnes d’or pour acheter des devises en Dollars et en Yens. » Était-ce une bonne affaire ? Où est passé le produit de la vente ? Une mauvaise opération.

La Banque de France (BDF) a décidément des progrès à faire. Après avoir essuyé un « constat sévère » de la Cour des comptes en 2005, l’institution a une nouvelle fois été passée au scanner par les Sages de la rue de Cambon. Dans leur rapport annuel 2012, ceux-ci reconnaissent des progrès, mais s’inquiètent toujours d’un réseau territorial trop étendu et recommandent une rationalisation accrue des activités. La Cour dénonce notamment une baisse des effectifs – rendue incontournable après l’entrée de la banque dans l’Eurosystème – en trompe-l’œil : selon les Sages, le mouvement s’est accompagné d’un recours accru à des prestataires externes, soit l’équivalent de 699 postes équivalents temps plein.

Au-delà de ses griefs, la Cour des comptes s’intéresse à un épisode méconnu qui a coûté cher à la puissance publique. Nous sommes en 2004, Nicolas Sarkozy dirige le ministère de l’Économie. Déjà à l’époque, les budgets sont difficiles à boucler et le futur président de la République cherche activement à limiter le déficit public… Le 19 novembre 2004, il annonce dans un communiqué s’être mis d’accord avec le gouverneur de la Banque de France pour une « gestion plus active des réserves de change de l’État ». Il s’agit en fait d’en finir avec la gestion de bon père de famille des réserves de change, grâce à la vente de 500 à 600 tonnes d’or sur les 3 000 tonnes détenues alors par la Banque de France. Le métal jaune, qui ne rapporte pas d’intérêts, doit être remplacé par un portefeuille en devises censé améliorer les rendements. L’État table sur un revenu supérieur à 200 millions d’euros par an. Moins lucide que ses partenaires…

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La police politique du président

« La DCRI est l’outil de renseignement le plus puissant que la France ait jamais connu, à des fins politiques… » (Christophe Labbé, co-auteur du livre « L’espion du président » avec Olivia Recasens et Didier Hassoux)

Une cellule presse spécialement chargée des basses besognes : « Ces 15 policiers sont chargés de toutes les opérations illicites. C’est-à-dire de pénétrer dans les appartements pour les sonoriser, ou dans les bureaux ; de récupérer pour aller les siphonner, ce qu’on appelle récupérer le contenu des ordinateurs de manière indolore… » (Christophe Labbé)

Au terme d’une enquête de plus d’un an, les auteurs du livre accusent la DCRI Lire la suite »

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Le Qatar, fer de lance de la diplomatie états-unienne et la France plurielle

Sakozy Qatar

Comment le Qatar a acheté la France (et sa classe politique)?

1 Le Qatar qézaco ?

Unique pays wahhabite hors l’Arabie saoudite, l’émirat qatari est une péninsule de 11 437 Km2 soit un peu plus que la Corse, indépendant depuis 1971, peuplé d’un million et demi d’habitants dont seuls 200 000 sont des qataris de souche ! Pétrole et gaz naturel y abondant (3e producteur mondial), le revenu par tête de pipe y est l’un des plus élevés au monde, nul ne payant d’impôts, tous disposent de transports et d’un système de santé gratuits… aucun Qatari – parce que riche avant de naître – ne se voit donc contraint de travailler pour gagner son pain à la sueur de son front, la main d’œuvre servile s’en charge.

Une pétro-monarchie absolue [dirigée depuis 1995 par l’émir (commandeur) Hamad bin Khalifa al-Thani, lequel a déposé son père en profitant de son séjour en Suisse, ce dernier ayant au préalable évincé son cousin en fév. 1972] sans parti politique et moins encore sans l’esquisse d’une once de symbole démocratique, les révolutions arabes n’ont apparemment en rien affecté le pouvoir… même s’il existe de tout évidence des contre-pouvoirs actifs dans la péninsule comme semble l’indiquer un coup d’État avorté en juillet 2009. Un pays où les quatre cinquième de la population n’étant pas des nationaux, les minorités iranienne, chiite, pakistanaise, arabe pourraient quelque jour avoir la velléité de réclamer les droits élémentaires dont elles se voient privées aujourd’hui.

Al-Jazira – La Péninsule.

Fort d’une réserve de 700 mds de $ en fonds souverain, l’émirat à eu l’astuce géniale de se doter en 1996 d’un prodigieux outil d’influence international avec la CNN du Monde arabe, al-Jazira la bien nommée puisque son nom signifie l’île… chaîne de télévision d’information en continu – anglo et arabophone – al-Jezira est sans contestation possible le canal satellite le plus influent du monde musulman. Il n’en demeure pas moins qu’al-Jazira couvre tous les pays sauf un… le Qatar !

Mais le temps est désormais révolu où les Yanks faisaient bombarder et assassiner ses journalistes 2, depuis tout est rentré dans l’ordre du Meilleur des Mondes Globaux, et comme WikiLeaks nous le confirme, al-Jezira s’est opportunément placé sous la bannière étoilée et gratifiante de la diplomatie armée nord-américaine… ce qui ne l’empêche nullement de relayer les communiqués d’Al-Qaïda, assurant par ce biais à la nébuleuse terroriste un canal de communication hors pair. L’Émir à ce propos, en janvier 2010, admettait benoîtement devant le Conseil de coopération du Golfe, que l’outil politique al-Jezira lui était utile à se ménager les bonne grâces de l’organisation takfiriste ! Mais al-Qaïda et la CIA, n’est-ce pas du pareil au même 3 ? Lire la suite »

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Où va l’argent des radars ?

 Journaliste de la presse automobile, Jean-Luc Nobleaux expliquait en 2009 dans son ouvrage « Radars, le grand mensonge » (publié aux éditions Tatamis) comment la préoccupation de la sécurité routière avait subitement gagné la droite après 2002 et s’était cristallisée autour du déploiement du système des radars, grâce surtout à la détermination d’un certain Nicolas Sarkozy. Tout a été fait depuis pour tenter de légitimer ce système en mettant en place une propagande fondée sur des sophismes de bas étage, relayée par toute la presse généraliste et même l’opposition… et ce pour le plus grand bonheur de certaines entreprises « amies » du pouvoir. A l’heure où la décision du gouvernement de retirer les panneaux avertisseurs de radars ravive la polémique, la thèse de Nobleaux est plus que jamais d’actualité.

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