Spéculation sur les matières premières, le début de la faim

Depuis déjà quelques années, certains spéculateurs s’intéressent à un marché capital pour le reste du monde. Le problème étant que, ceci impacte des milliards d’individus.

Nous allons démontrer ici, pourquoi la spéculation sur les matières premières est nuisible à l’Humanité. Quand la nourriture de base coûte de plus en plus sur les marchés, mais que les investisseurs financiers jouent avec, le crash alimentaire laisse planer son ombre sur la planète.

L’année 2008 a vu des émeutes de la faim éclater, notamment en Afrique et en Haïti, suite à une augmentation sans précédent des matières premières agricoles. Nous allons nous pencher sur l’évolution des échanges dans un passé proche. L’évolution des échanges sur les matières premières en 6 ans a beaucoup évolué. Il convient de rappeler en préambule, que les matières premières ne sont cotées que dans certaines bourses.

De fin 2006 à début 2012, en chiffre :

Pétrole et gaz naturel :

Le pétrole subit une hausse de + 77% du 1er janvier 2006 à nos jours. Celui-ci est malheureusement nécessaire dans le procédé de fabrication ou/et de transport de toutes les matières premières référencées ci-dessous. Son prix a donc une importance capitale quant aux autres marchés.

Le gaz naturel a clairement baissé depuis 2006, mais celui-ci était fin 2005 plus haut que son pic de 2008 (néanmoins, il convient de noter que le gaz a moins augmenté que le pétrole)

Comparé à son prix d’il y a 10 ans, le gaz a augmenté de + 50% ; Ce qui est loin d’être le cas du baril de Brent qui lui a vu sa valeur quintupler avec +530% sur le même lapse de temp.

Production agricole :

Céréales, ce qu’un peu tout le monde mange…

Matières premières agricoles

Alors que le blé de meunerie a augmenté de 78% à Paris, son prix a augmenté dans des proportions quasi-similaires à Chicago atteignant 72%. En mars 2008, le blé a atteint un prix de 200% comparé à son prix initial de 2006 à Chicago. Quand au pic parisien, il y en a trois, l’un en juillet 2007, le deuxième en même temps que celui de Chicago, et le troisième en février 2011 à 150%. Le blé fourragé quant à lui a explosé. Après à un pic à 197% en avril 2011 et une hausse considérable en 2008, celui-ci est à 109% de sa valeur de janvier 2006. Le prix du blé, quel que soit son type, a donc augmenté de plus des 2/3 de sa valeur. Celle-ci ayant doublée dans le cas du blé fourrager. On constate un pic commun de 2008 et une période fin 2010 – début 2011 morose.

Le maïs a subi une hausse de 67% à Paris, avec deux pics en septembre 2007 et juin 2011 à plus de 106%. Dans le même temps, celui-ci a explosé à Chicago, subissant une hausse de 163%. Avec deux pics, l’un en Juin 2008, l’autre en d’avril à juin 2011, à 200%. Outre Atlantique, le Maïs voit donc son prix augmenter de 1,5 fois. Restant en Europe à 2/3 de sa valeur de 2006.A noter le pic comme de juin 2011 où l’on voit largement que les opérations se situent sur les deux places, généralement dans le même sens.

Le riz a augmenté de 61% dans le même lapse de temps, avec un pic en avril 2008 à 174% à Chicago. Il suit donc le cour des autres matières premières céréalières, dans des proportions tout juste moindre, avec une augmentation d’un peu moins de 2/3.

L’avoine quant à lui augmente de 90% (Chicago) avec deux pics en mars (171%) et juillet 2008 (185%) et un pic à 167% février 2011. Il ne déroge pas à la règle.

En bref, toutes les céréales ont augmentées dans une fourchette de proportion allant de 61 à 90% en 6 ans, pour celles qui tendent à la nourriture des êtres humains de la planète. Le bétail est encore plus cher à nourrir, avec un prix qui double dans le cas du blé fourrager.

Les Oléagineux, l’huile, tout ça…

L’huile de palme voit son prix strictement doublé, à 100% sur la période. Après deux pics, d’une part 190% en mars 2008 et l’autre de 169% en janvier 2011.

Pour le Colza 74% de hausse avec, là encore, deux pics. Le premier à hauteur de 102%, le deuxième pour 103%, et le tout pour les mêmes dates, même mois, même année.

Pour la graine de soja (dont je ne citerais le nom de l’illustre producteur principal de ces graine…), comptez 85%, avec un pic en à 151% en été 2008 ; Trois quart de l’année 2011 un prix à plus de 93%. L’huile de soja quant à elle, augmente de 20% de plus soit, 105%. Prix auquel, ce produit a été pendant trois quart de l’année 2011. Avec la aussi un pic en mars 2008 à 176%, passant aussi un été difficile. Le tourteau de soja, quant à lui, suit bien évidemment le même sort que celui du Soja.

En bref, les oléagineux ont augmentés dans une proportion allant de 74% à 105%. Il conviendra de mettre de l’huile sur le feu pour faire glisser la note.

Les autres (sucre, café, coton, bois, pomme de terre, jus d’orange, en effet c’est coté) :

Le sucre +65% à Londres et à New York, avec une hausse du prix de 50% quasi constante depuis 2 ans.

Je passerais, d’autres matières en hausse telles le café, le coton, le jus d’orange, la pomme de terre ou encore le cacao, qui vaut toujours au dessus de son prix de 2006. Lui qui avait commencé son ascension en 2008 comme tout le monde pour amorcer une descente fin 2011.

En bref, seuls le bois et le caoutchouc sont moins chers. Le souci étant que l’un comme l’autre, ne se mangent pas. Tous ce qui est nécessaire à l’alimentation a augmenté.

Les métaux :

Les métaux augmentent globalement, eux-aussi, au gré du pétrole dans leur globalité.
A noter que certaines matières sont cotées de manière différente du marché des matières premières traditionnelles. Par exemple, le lithium ne se retrouve que par le biais des sociétés qui l’extraient, à l’image de la société chilienne « Sociedad Quimica y Minera de Chile » (SQM) cotée à la bourse de New York.

L’or, une valeur sûre :
L’or s’échange à l’once, au lingot ou encore avec certaines pièces, très précieuses… L’once d’or aujourd’hui aux alentours de 1600 $ (1641$, ce 11 janvier), elle valait 500$ en 2006. Est sans conteste une des valeurs les plus sûres. L’investissement à 200%. Le prix de l’or a augmenté de 196% quand on le prend au lingot. Avec une hausse annuelle constante comprise entre 8 % et 32% annuelle suivant les années… Quoi de mieux ? Le 20 dollars Liberty, 3,09 grammes, qui prend 214 % ? La Napoléon 20 francs, 5.80 grammes, qui prend 230% ?

Pour un cour de l’once d’or détaillé depuis 1998 : http://www.avconseil.fr/Graphique_historique_long_terme_once_d%27or_depuis_1998.html

En bref, dans les métaux, l’Or explose les plafonds, et les autres métaux augmentent eux aussi.

En conclusion, nous pourrons dire que dans ces périodes d’austérité qui débutent pour beaucoup, nous devrons avoir moins, pour dépenser le gros de ce que nous avons dans les choses nécessaires à notre survie, à savoir manger… Rendez-vous dans 10 ans…

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