Que veulent EELV et Cohn-Bendit?

L’ATTITUDE CONSTANTE D’EUROPE-ÉCOLOGIE-LES VERTS : AFFAIBLIR LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, RENFORCER L’ALLEMAGNE ET LES ÉTATS-UNIS, À CHAQUE FOIS QUE L’OCCASION SE PRÉSENTE

Ce sont justement ces idées qu’il faut regarder de près. Or, quiconque veut bien étudier les prises de position de EELV en matière diplomatique et géopolitique sur la durée peut constater qu’elles ont toujours les mêmes points communs : 

  • – affaiblir systématiquement la position de la République française,
  • -dénigrer systématiquement l’image que les Français ont de leur propre pays,
  • – favoriser tout aussi systématiquement l’Allemagne ou les États-Unis.

Parmi bien d’autres exemples, nous en citerons trois principaux :

1°) – EELV VEUT QUE LE DÉFILÉ DU 14 JUILLET NE SOIT PLUS UN DÉFILÉ MILITAIRE.

Mme Eva Joly a lancé cette proposition, attentatoire à deux siècles de notre histoire, à l’occasion du 14 juillet 2011. Elle l’a fait, bien entendu, en présentant le défilé militaire français comme une vieillerie ridicule et anormale, et en dressant un parallèle avilissant entre la République française et le régime nord-coréen.

Comme nous l’avons déjà souligné, la très hypocrite Mme Joly avait cependant approuvé, quelques jours auparavant, l’intervention militaire française en Libye, pour le plus grand profit de l’OTAN et des grands groupes pétroliers. En somme, elle ne supporte pas de voir des avions de chasse survoler pacifiquement les Champs Élysées le 14 juillet, mais elle applaudit à l’idée qu’ils bombardent des populations civiles 2.000 km plus au sud.

2°) – EELV VEUT QUE LA FRANCE PARTAGE SON SIÈGE DE MEMBRE PERMANENT AU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU AVEC L’ALLEMAGNE.

Cette proposition a été faite par M. Cohn-Bendit, à de nombreuses reprises et depuis des années. Elle figure expressément dans la notice Wikipédia de EELV. Les dirigeants de EELV jugent donc très important et très prioritaire de permettre à l’Allemagne d’avoir accès au statut de grande puissance mondiale tout en affaiblissant le statut de la France obtenu en 1945.

Il est intéressant de noter que cette proposition n’a rien de spécialement européen : EELV veut que la France partage son siège avec l’Allemagne, mais elle ne le propose pas avec l’Italie, ni avec l’Espagne, ni avec la Pologne, ni avec le  Portugal, ni avec l’UE.

=> Et pourquoi donc ?

=> Pourquoi, pendant qu’elle y est, EELV ne formule-t-elle pas de proposition de partage sur le siège permanent détenu au Conseil de Sécurité de l’ONU par le Royaume-Uni ?

On imagine sans peine les motifs invoqués à l’appui de cette proposition de EELV. On entend déjà ses responsables nous expliquer que la France serait « franchouillarde », que nous manquerions de « solidarité européenne », que nous « pèserions davantage » si notre siège de membre permanent représentait deux États importants, que ce serait une « avancée formidable », en attendant d’étendre ledit siège onusien de grande puissance à l’Union européenne au grand  complet, etc.

Il n’en demeure pas moins que, sauf pour les esprits qui refusent de regarder les choses honnêtement et lucidement, le « tri sélectif » d’un genre très spécial auquel EELV procède entre les États de l’UE, et sa priorité donnée à une pareille préoccupation géopolitique, sont l’un et l’autre extrêmement étranges pour un parti « écologiste ».

Du reste, si l’on y réfléchit un instant, la proposition de M. Cohn-Bendit et de EELV signifie que la France ne serait plus vraiment légitime à détenir un rang de grande puissance, tandis que l’Allemagne serait parfaitement légitime à le revendiquer pour elle.

=> Comment le parti EELV peut-il justifier cette proposition d’auto-abaissement de la France consentie contre rien ?

=> Comment les dirigeants de EELV ne perçoivent-ils pas qu’un tel projet de sabordage gratuit choque d’autant plus que son inspirateur, M. Cohn-Bendit, est de nationalité allemande, et non pas française ?

Ci-dessus : le Conseil de Sécurité de l’ONU est l’instance suprême du droit international. Il a « la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales » et dispose pour cela de pouvoirs spécifiques tels que l’établissement de sanctions internationales et l’intervention militaire. Certaines de ses décisions, appelées résolutions, ont force exécutoire et les États Membres de l’ONU s’engagent théoriquement à les appliquer.

Le Conseil de sécurité est composé de 15 membres. Grâce à Charles de Gaulle, la France y détient un siège de membre permanent avec droit de veto, comme les 4 autres grandes puissances sorties victorieuses de la Deuxième Guerre mondiale : États-Unis, Royaume-Uni, Russie et Chine. Le Japon, l’Allemagne et l’Italie, qui étaient les puissances battues en 1945, n’ont pas de siège permanent. Les 10 autres États ne sont pas permanents mais élus pour une durée de 2 ans et n’ont pas de droit de veto.

C’est grâce à son siège permanent que la France de Jacques Chirac a fait obstacle à l’approbation par l’ONU de la Guerre en Irak en 2003. Cela n’a pas empêché les États-Unis et la coalition occidentale d’attaquer l’Irak mais ils l’ont fait en violant le droit international, ce qui leur a valu un opprobre planétaire et un immense – mais hélas passager – regain de sympathie mondiale pour la France.

Les États-Unis agissent depuis de nombreuses années en coulisses pour que la France perde ce siège permanent qui peut les mettre en position difficile (si le pouvoir à Paris n’est pas leur marionnette comme actuellement). L’une des idées mises en avant est que la France cède son siège à l’Union européenne. Compte tenu du poids déterminant de Washington sur l’UE, cela reviendrait à donner une sorte de deuxième siège permanent aux États-Unis.

Une chose est sûre : la proposition de M. Cohn-Bendit et d’EELV ne déplaît donc sûrement pas aux stratèges américains.

La proposition de EELV est encore plus grave si l’on cesse de l’examiner sous l’angle des boniments européistes habituels pour la replacer sous la lumière crue du contexte géopolitique impitoyable d’aujourd’hui.

Car si l’on met de côté les lendemains qui chantent de la propagande européiste, la réalité la plus tangible, c’est que l’Allemagne constitue l’allié N°1 des États-Unis en Europe. Qu’elle est l’un des piliers essentiels de l’OTAN en Europe continentale. Et qu’elle a signé avec les États-Unis une « Alliance Stratégique pour le XXIe siècle » (Cf. photo ci-dessous : le Président américain George W. Bush et le Chancelier d’Allemagne SPD Gerhard Schröder signent, le 27 février 2004 à la Maison Blanche, l’Alliance stratégique entre les deux pays : Das deutsch-amerikanische Bündnis für das 21. Jahrhundert ) :

Ce document essentiel, qui a été de nouveau entériné par la nouvelle Chancelière CDU, Mme Merkel, le 13 janvier 2006, précise que cette alliance germano-américaine s’inscrit dans une stratégie d’alliance transatlantique de plus en plus étroite : « Nous renforçons notre attachement à l’égard de l’OTAN comme point d’ancrage de notre défense commune et comme forum incontournable des consultations transatlantiques. Nous soutenons le processus en cours d’intégration européenne et soulignons qu’il est important que l’Europe et l’Amérique travaillent ensemble comme partenaires au sein d’une communauté de valeurs. Nous saluons l’élargissement historique aussi bien de l’OTAN que de l’Union européenne ».

Dans ces conditions, partager notre siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU avec l’Allemagne, comme nous y invite EELV, reviendrait très rapidement à saborder ce qui reste de notre influence mondiale, et cela pour le plus grand profit de qui ? Des États-Unis, de l’Allemagne et de l’Alliance atlantique. M. Cohn-Bendit est d’ailleurs le premier à le savoir puisque cette Alliance stratégique germano-américaine pour le XXIe siècle fut négociée, côté allemand, par son grand ami le ministre des affaires étrangères Joseph Fischer, ancien chef des Verts allemands.

Soyons donc précis : la proposition de EELV est exactement assimilable à un acte de haute trahison. Seule la désinformation ambiante, qui ridiculise d’un rire gras quiconque parle de haute trahison en France, empêche de la nommer pour ce qu’elle est.

DANIEL COHN-BENDIT – JOSEPH FISCHER Photos ci-dessus de gauche à droite et de haut en bas : Daniel Cohn-Bendit et Joseph Fischer dans une réunion de militants « Verts » en Allemagne (Hesse) en 1987 ; les mêmes à Butzbach (Allemagne) en 2005 ; les mêmes à Berlin en 2007 ; les mêmes au Parlement européen en 2011.

Joseph Fischer a été Vice-chancelier et ministre fédéral des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne du 27 octobre 1998 à octobre 2005. Pendant cette période, il a amené les Verts allemands « à rompre avec le pacifisme pour soutenir l’intervention militaro-humanitaire dans les Balkans et en Afghanistan. » Il a approuvé le bombardement de la Yougoslavie et a entraîné l’Allemagne dans l’opération au Kosovo, première guerre allemande depuis 1945. Cette guerre, qui a provoqué d’intenses débats en Allemagne, a reposé sur des informations qui ont convaincu l’opinion publique mais qui se sont ensuite révélées fausses ou mensongères, tel le Plan Fer-à-cheval. Le journaliste allemand Jürgen Elsässer les a notamment dénoncées dans son livre La RFA dans la guerre au Kosovo.

Depuis 2006, Joseph Fischer est professeur à l’Université de Princeton près de New York et il participe au fameux Council on Foreign Relations ou CFR, dont l’influence sur la politique américaine et mondiale n’est plus à démontrer.

3°) – EELV PROMEUT SANS RELÂCHE LES MOUVEMENTS AUTONOMISTES ET L’EUROPE DES RÉGIONS, DONT LA FINALITÉ ULTIME SERAIT LE DÉMEMBREMENT DE LA FRANCE

Au Parlement européen, les députés de EELV siègent avec les députés régionalistes de « l’Alliance libre européenne » (ALE). Créée en 1981, cette ALE était à l’origine une association de partis régionalistes. Elle s’est constituée en parti politique européen en mars 2004 avec la signature d’une déclaration constitutive, signée par 25 partis membres dont, pour la France, des représentants de la « Ligue savoisienne », du « Mouvement Région Savoie », du « Parti Occitan », de « l’Union démocratique bretonne » et de « l’Union du peuple alsacien ».

Comme l’a rendue publique l’universitaire Pierre Hillard, l’ALE a fait circuler au Parlement européen, et sous le timbre du Parlement, une carte d’une Europe redécoupée selon des critères ethno-linguistiques et non plus nationaux :

Cette carte est en harmonie de pensée avec la Charte des Droits Fondamentaux et la politique européiste consistant à promouvoir les langues régionales et l’Europe des Régions. Comme on le constate, la traduction politique de cette carte aurait pour effet de démanteler principalement la République française, le Royaume-Uni et l’Espagne… et d’agrandir considérablement l’Allemagne en lui englobant l’Autriche, la Suisse Alémanique et l’Alsace-Lorraine.

C’est avec les auteurs de cette carte explosive que le parti prétendument « écologiste » EELV fait donc groupe commun au Parlement européen.

Il importe de noter que la candidate Europe Écologie-Les Verts à l’élection présidentielle de 2012, Eva Joly, est parfaitement solidaire de cette ligne politique dont la logique ultime ne peut être, malgré les démentis cauteleux, que le démembrement de la République française.

Le 27 août 2011, Mme Joly a ainsi participé à « l’université d’été » de neuf partis régionalistes et autonomistes, en promettant notamment de défendre les langues régionales menacées.  Mme Joly a confirmé qu’elle était en faveur d’une « Europe fédéraliste des régions », d’une « réunification de la Bretagne » (par le rattachement du département de la Loire-Atlantique à l’actuelle Région française), de « l’autonomie basque » ou encore d’une « collectivité territoriale unique de la Corse ».

Au moment même où la langue française est en déroute au niveau européen et mondial, Mme Joly a dénoncé « la volonté hégémonique d’imposer l’unique langue française » en France. Elle a affirmé vouloir « la reconnaissance des langues régionales », et s’est indignée des « poursuites contre des maires qui s’expriment dans une autre langue » . Selon l’eurodéputée franco-norvégienne, « on ne peut pas imposer l’enseignement des langues régionales, mais on peut imposer l’offre »,  et « il faut que, dès la maternelle, il soit possible de les parler».

Elle a enfin proposé de supprimer les préfets en lançant que « la figure du préfet est une figure napoléonienne et il est temps de rentrer dans la modernité ».

Le problème posé par ce type de déclarations et de propositions est double :

a)- d’une part, elles font de EELV un parti politique tout simplement inconstitutionnel.

L’article Premier de la Constitution française actuellement en vigueur pose en effet le principe que « la France est une République indivisible ». L’article 2 pose que « la langue de la République est le français » et que « l’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge ». Et l’article 4 pose que « les partis et groupements politiques […] doivent respecter les principes de la souveraineté nationale ».

b)- d’autre part, elles visent une nouvelle fois à affaiblir la France et à renforcer la puissance allemande et la puissance anglo-saxonne, le tout bien entendu sous couvert de « modernité ».

Car comme la carte de l’ALE au Parlement européen l’a montré supra, « la reconnaissance des langues régionales » que souhaite EELV reviendrait à transformer progressivement la France en Tour de Babel, à détricoter des siècles d’histoire et plus de 220 ans d’acquis républicains, tandis qu’elle donnerait des arguments politiques à l’Allemagne pour exprimer des vues expansionnistes sur l’Autriche, la Suisse et l’Alsace-Lorraine.

Plus encore, elle favoriserait l’apparition en Europe d’un bilinguisme  d’un nouveau genre : on  favoriserait l’apprentissage de langues régionales très peu usitées pour un usage extrêmement local et, bien sûr, l’apprentissage de l’anglo-américain pour un usage universel. On apprendrait ainsi aux jeunes générations nées en Bretagne à parler le breton et l’anglo-américain. Les jeunes nés en Alsace parleraient l’alsacien et l’anglo-américain, ceux nés en Corse parlerait le Corse et l’anglo-américain, ceux nés au Pays basque parleraient le basque et l’anglo-américain, etc.

Les photos ci-dessous, prises le 7 mars 2009 et montrant une manifestation d’indépendantistes catalans venus à Bruxelles pour réclamer, en anglo-américain, « CATALONIA THE NEXT STATE IN EUROPE » (= « Catalogne, le prochain État en Europe ») ou « WE WANT A CATALAN STATE » (= « Nous voulons un État catalan »), sont là pour prouver qu’il ne s’agit nullement d’une vue de l’esprit :

Ci-dessus de gauche à droite et de haut en bas :

– les 3 premières photos sont celles d’une manifestation organisée à Bruxelles le 7 mars 2009 par des indépendantistes catalans espagnols. Comme le montrent les images, ce n’est pas en catalan ni en espagnol mais en anglo-américain que les manifestants ont exigé « WE WANT A CATALAN STATE » et ont appelé à créer « CATALONIA, THE NEXT STATE IN EUROPE ». Les drapeaux de l’Union européenne étaient presque aussi nombreux que ceux du futur État catalan réclamé par les manifestants, qui inscrivent donc leur action, de façon plus ou moins consciente, dans le droit fil des objectifs finaux de la politique dite d’Europe des Régions.

– la dernière photo, en bas à droite, est celle de Mme Eva Joly, candidate de EELV à la présidence de la République, prononçant un discours à « l’université d’été » de neuf partis régionalistes et autonomistes le 27 août 2011. Comme on le remarque, Mme Joly s’est exprimée devant des drapeaux et à une tribune pavoisée aux couleurs de cet « État catalan » réclamé en anglo-américain par les Catalans espagnols à Bruxelles le 7 mars 2009. Mme Joly ne se cache donc plus de vouloir se faire élire pour favoriser le démantèlement de la République française.

Comme on le comprend, le résultat final du programme que propose EELV serait la mort de la langue et de la civilisation françaises, la destruction de la République française, et la soumission totale de l’ancien peuple français à l’empire euro-atlantiste des grands groupes industriels et financiers et des marchands de canon.

Des grands donneurs d’ordre que Mme Joly n’entend pas du tout supprimer comme elle envisage de le faire de nos préfets républicains….

Soyons donc précis :

Les agissements et les propositions de EELV, notamment vis-à-vis de l’ONU, de la construction européenne, de l’Europe des régions, et du soutien à des mouvements régionalistes sont non seulement ultra-européistes mais également anti-républicains, inconstitutionnels et constitutifs de haute trahison.

Publicités

, ,

  1. Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :